Le Mur de la faim
Le Mur de la faim (Hladová zeď), parfois appelé aussi le mur denté ou de pain, est une muraille en marne à flanc de colline de Petřín, érigée sur ordre de l\'empereur Charles IV afin d’amplifier les fortifications du Château de Prague et du Petit Côté et de protéger ces quartiers contre les attaques éventuelles dirigées de l’ouest et du sud. A l’origine, ce mur atteignait 4-4,5m de hauteur et 1m8 de largeur. Sa partie supérieure était couverte de créneau, de pourtour, des embrasures et de plusieurs bastions (on parle de huit). Le mur s’étendait d’Újezd à Strahov et puis plus loin, vers le Château de Prague.
Le mur fut rénové en 1624 et plus tard, vers la moitié du 18ème siècle, on la fortifiera davantage sur l’ordre de l’impératrice Marie Thérèse. Au cours de son existence, le mur connut de nombreuses rénovations, plus récemment dans les années 1923-4 ou en 1975 ; au cours des siècles des nombreux passages étaient faits et refermés dans ce mur. L’un des bastions du Mur de la faim constitue aujourd’hui la base de la coupole principale de l’Observatoire Štefánik.
Le mur reçut le nom « de la faim » seulement plus tard, à l’époque de la famine qui toucha le pays en 1361. A cette époque –là, paraît-il, les miséreux de la ville trouvaient du gagne-pain dans les constructions du mur. Les légendes disent que le mur fut érigé justement pour donner du travail aux pauvres de la ville touchée par la famine. En réalité, le projet de cette construction devait être purement stratégique étant donné que la famine ne commença que plus tard, au moment où le mur fut quasi achevé.
Rue Plaská
Cette rue est née à l’endroit des anciennes murailles en 1893. Son nom est en effet un hommage aux Cisterciens de Plas près de Pilsen qui avaient là leur prévôté et une cour qui abritait quelques moines ayant planté en 1146 un vignoble en dessous de Petřín, dans les actuels jardins Kinský. Pour cela, on appelait communément cet endroit « monastère de Plas ». Le vignoble du monastère de Plas qui s’étendait jusqu’au pavillon Kinský était appelé « Au paradis ». Les restes du monastère détruit par un incendie existaient encore en 1729. Les terrains furent ensuite confisqués par la commune et distribués entre les bourgeois. Le vignoble fut divisé entre sept propriétaires dont se distingue Jan Vlčíhrdlo de Všehrdy à qui le roi Vladislas avait accordé par la suite le droit d’utiliser les tours du mur traversant le vignoble et la colline de Petřín.


